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Saison et entretien

Bandelettes, trousse ou photomètre : bien analyser l'eau de sa piscine

Les bandelettes donnent une tendance en quelques secondes, la trousse à pastilles une lecture plus sûre, le photomètre un résultat chiffré. Le bon outil dépend des paramètres à suivre et de votre façon de traiter, à la main ou par régulation automatique.

5 min de lecture

Ce qu'il faut mesurer, et quand

Toutes les valeurs n'ont pas besoin du même suivi. Certaines bougent en quelques heures, d'autres en plusieurs semaines. Un calendrier simple évite à la fois les oublis et les analyses inutiles.

  • Le pH et le désinfectant (chlore libre ou brome) : une à deux fois par semaine en saison, davantage par forte chaleur.
  • Le TAC, qui amortit les variations du pH : en début de saison, puis environ une fois par mois.
  • Le TH, autrement dit la dureté calcaire : au printemps et après de gros appoints d'eau.
  • Le stabilisant, si vous utilisez du chlore stabilisé : quelques fois par saison.
  • Le sel, pour un bassin équipé d'un électrolyseur : après la remise en route, puis après les fortes pluies.

Un chlore total nettement supérieur au chlore libre révèle des chloramines. Notre article sur le chlore libre, combiné et total explique comment interpréter cet écart.

D'autres paramètres ne se contrôlent qu'en cas de besoin. Le fer et le cuivre, par exemple, se recherchent quand des taches apparaissent ou quand l'eau se colore après un remplissage. L'eau de forage en contient parfois davantage que l'eau du réseau. Les causes et les remèdes sont présentés dans notre article sur les métaux dans l'eau.

Les bandelettes : la rapidité avant tout

On plonge la bandelette une seconde, on la secoue, puis on compare ses plages colorées à l'étiquette du tube. Le résultat tombe en moins d'une minute, souvent pour quatre à six paramètres à la fois.

Cette facilité a ses limites. La lecture repose sur votre appréciation des teintes, qui varie avec l'éclairage. Les bandelettes craignent l'humidité : refermez le tube aussitôt et ne les touchez qu'avec des doigts secs. Une fois périmées, elles donnent des couleurs trompeuses.

Elles conviennent pour un contrôle de routine ou pour repérer une dérive. Elles ne suffisent pas pour régler finement un dosage ou vérifier une sonde.

La trousse à pastilles : le bon compromis

La trousse classique utilise un comparateur à deux compartiments et des pastilles réactives. Le rouge de phénol colore l'eau selon son pH. Les pastilles DPD mesurent le chlore : la n° 1 indique le chlore libre, la n° 3 le chlore total.

La méthode demande un peu de rigueur. Écrasez la pastille dans l'eau avec la tige fournie, sans la toucher avec les doigts. Lisez la teinte face à un fond clair, à la lumière du jour, dans le délai prévu par la notice. Rincez le comparateur à l'eau claire après chaque usage.

La précision dépasse nettement celle des bandelettes, pour un coût d'usage raisonnable. C'est l'outil que nous conseillons à la plupart des particuliers. Renouvelez les pastilles quand leur date limite approche ou quand leur aspect change. Une pastille qui a pris l'humidité donne une teinte fausse.

Le photomètre : une valeur chiffrée

Le photomètre utilise le même principe chimique, mais il remplace votre œil par une cellule optique. Il affiche directement un chiffre. L'interprétation des nuances disparaît, et deux personnes obtiennent le même résultat.

La plupart des modèles mesurent aussi le TAC, le TH et le stabilisant avec les réactifs adaptés. Ils réclament des cuvettes propres et sans rayures, des réactifs non périmés et des piles en bon état. Un photomètre devient précieux quand vous étalonnez des sondes ou que vous ajustez un régulateur au plus juste.

Un piège concerne tous les outils à réactif DPD. Quand le chlore est très élevé, par exemple juste après un traitement choc, le réactif peut se décolorer. L'échantillon reste alors pâle, voire incolore, et laisse croire à une absence de chlore. Si le résultat vous paraît incohérent, diluez l'échantillon avec de l'eau sans chlore et refaites la mesure.

Réussir le prélèvement

Une bonne analyse commence par un bon échantillon. La pompe doit tourner depuis au moins une heure, pour que l'eau soit homogène. Prélevez à hauteur de coude sous la surface, loin des buses de refoulement et des skimmers. Rincez le flacon ou le comparateur avec l'eau du bassin avant de le remplir.

Analysez tout de suite : le chlore se dissipe vite dans un récipient ouvert au soleil. Ne mesurez jamais juste après l'ajout d'un produit. Attendez qu'il soit bien réparti par la filtration, en général plusieurs heures.

Quelques règles de sécurité s'appliquent aux réactifs. Ne reversez pas l'échantillon coloré dans la piscine. Rangez les pastilles et les flacons hors de portée des enfants, au sec et à l'abri de la chaleur. Ne les stockez pas à côté des produits de traitement.

Analyses manuelles et régulation automatique

Un régulateur mesure en continu, mais ses sondes dérivent avec le temps et l'encrassement. L'analyse manuelle reste donc la référence qui permet de les surveiller.

Pour le pH, la comparaison est directe : votre trousse et l'afficheur doivent donner des valeurs proches. Pour le Redox, elle ne l'est pas. Une valeur en millivolts ne se convertit pas en mg/l de chlore, car elle dépend aussi du pH et de la température. Notre article sur la mesure Redox détaille ce point.

L'Optimo facilite ce contrôle croisé. Il mesure le chlore en ppm, la même unité que votre trousse. Côté salinité, l'IDOit + équipé de la mesure TDS indique directement la quantité de sel à ajouter.

En pratique, comparez vos relevés manuels avec l'affichage des régulateurs une fois par mois. Si l'écart persiste après nettoyage de la sonde, procédez à un étalonnage avec des solutions neuves. Notez chaque résultat dans un carnet : une dérive lente se repère bien mieux sur plusieurs semaines.

Questions fréquentes.

Pourquoi mes bandelettes et ma trousse ne donnent-elles pas le même résultat ?

Les deux méthodes n'ont pas la même précision. Une bandelette humide ou périmée, un éclairage artificiel ou une lecture trop tardive suffisent à fausser la teinte. Refaites la mesure avec un échantillon frais, à la lumière du jour, en respectant les délais de lecture. En cas de doute persistant, fiez-vous à la trousse ou au photomètre.

Comment connaître le taux de sel de sa piscine ?

Des bandelettes spécifiques ou un testeur électronique donnent la salinité en g/l. Certains électrolyseurs la mesurent eux-mêmes : l'IDOit + doté du capteur TDS affiche la quantité de sel à ajouter. Visez 4 g/l avec un appareil Régul. Contrôlez-le après une grosse pluie, un lavage de filtre prolongé ou un appoint d'eau important.

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