Quel taux de sel pour sa piscine ?
Avec un électrolyseur Régul Électronique, la valeur idéale du taux de sel est de 4 g/l. En dessous, la production de chlore faiblit ; au-dessus, le sel est gaspillé et ne s'élimine qu'en renouvelant une partie de l'eau.
Pourquoi viser 4 g/l
Chaque électrolyseur est conçu pour fonctionner dans une plage de salinité donnée. Pour les appareils Régul Électronique, le repère idéal se situe à 4 g/l. C'est à ce niveau que la cellule fabrique son chlore dans les meilleures conditions.
Quand l'eau manque de sel, le courant circule moins bien entre les électrodes. La production baisse, et la cellule force pour un résultat médiocre. Les appareils contrôlent la salinité et le signalent quand elle sort de la plage prévue.
Un excès de sel ne rend pas l'eau plus saine pour autant. Il n'apporte rien à la désinfection. Il peut en revanche donner un léger goût à l'eau et solliciter davantage les pièces métalliques. Surtout, aucun produit ne permet de l'éliminer.
Le taux de sel ne renseigne pas non plus sur la désinfection. Une eau à 4 g/l peut manquer de chlore si la production est mal réglée ou la filtration trop courte. Ce sont deux valeurs distinctes, à suivre chacune de leur côté. Côté chlore, la distinction entre formes libre, combinée et totale aide à lire une analyse.
Pour donner un ordre de grandeur, l'eau de mer est près de dix fois plus salée. À 4 g/l, l'eau ne pique pas les yeux et la plupart des baigneurs ne font pas la différence avec une eau douce.
Mesurer avant d'ajouter
Ne versez jamais de sel au jugé. Une estimation se trompe vite, et un excès ne se rattrape qu'en vidant de l'eau. Partez toujours d'une mesure récente et fiable.
Plusieurs moyens existent :
- les bandelettes spécifiques au sel, simples mais assez imprécises ;
- le testeur électronique de salinité, plus fiable s'il est bien entretenu ;
- l'analyse réalisée par un professionnel, utile pour croiser les résultats ;
- la mesure intégrée à certains électrolyseurs.
Quel que soit l'outil choisi, gardez le même tout au long de la saison. Deux méthodes différentes donnent souvent des valeurs un peu éloignées. Ce qui compte, c'est la tendance d'une mesure à l'autre.
Sur l'IDOit + en version avec mesure du sel, un capteur TDS suit la salinité en continu. L'écran indique alors directement la quantité de sel à ajouter. C'est la méthode la plus confortable, car elle supprime le calcul.
Prélevez l'eau à mi-profondeur, loin des buses de refoulement. Après un ajout, attendez que le sel soit entièrement dissous et réparti avant de contrôler de nouveau. Une mesure trop rapide donne une valeur fausse.
Calculer la quantité à verser
Le calcul repose sur une équivalence simple : un gramme par litre correspond à un kilo par mètre cube. La quantité de sel à verser, en kilos, vaut donc l'écart de salinité multiplié par le volume en m³.
Prenons un bassin de 50 m³ mesuré à 3 g/l. Il manque 1 g/l, soit 50 kg de sel. Pour une première mise en service, à partir d'une eau sans sel, il faut 4 kg par m³. Ce même bassin demande alors 200 kg.
Le calcul n'est juste que si le volume l'est aussi. Si vous ne le connaissez pas avec précision, reprenez les formules de calcul données selon la forme du bassin.
Mieux vaut rester un peu sous la cible, puis compléter. Versez par exemple les trois quarts de la quantité calculée. Mesurez ensuite le lendemain et ajustez avec le reste si nécessaire.
Verser le sel dans de bonnes conditions
Utilisez un sel destiné aux piscines, sans additif. Le sel de déneigement et le sel de cuisine iodé n'ont rien à faire dans le bassin. Ils peuvent contenir des agents qui troublent l'eau ou tachent le revêtement.
La méthode courante se déroule ainsi :
- mettez la filtration en marche continue ;
- coupez la production de l'électrolyseur pendant la dissolution ;
- répartissez le sel dans le bassin, côté grand bain, plutôt que dans le skimmer ;
- brossez le fond pour accélérer la dissolution des grains ;
- relancez la production une fois le sel dissous, en suivant la notice de l'appareil.
Comptez souvent une journée pour une dissolution complète, parfois davantage dans une eau fraîche. Le sel fin se dissout plus vite que le sel en pastilles, mais les deux conviennent.
Les sacs de sel sont lourds et glissants une fois mouillés. Videz-les depuis le bord, sans vous pencher au-dessus de l'eau, et rincez les plages ensuite.
Pourquoi la salinité varie
Le sel ne s'évapore pas. Quand le niveau baisse par évaporation, la salinité augmente donc légèrement. L'appoint d'eau neuve la ramène ensuite à sa valeur précédente.
Les pertes réelles ont d'autres origines. Une grosse pluie fait monter le niveau, et l'excédent repart chargé de sel. Chaque lavage du filtre envoie aussi de l'eau salée à l'égout. Les autres réflexes à adopter quand l'orage est passé sont réunis dans la page après un gros orage.
Une salinité qui baisse sans raison apparente mérite une enquête. Si vous ajoutez souvent de l'eau, une fuite peut en être la cause. L'eau neuve dilue alors le sel au fil des semaines, sans que vous remarquiez la perte.
Un contrôle mensuel en saison suffit dans la plupart des cas, complété par une mesure après chaque forte averse. Notez les valeurs : leur évolution vous renseigne mieux qu'une mesure isolée. Pour ne plus faire de calcul, l'IDOit + avec mesure du sel indique lui-même quand et combien ajouter.